Harry Potter et le mystère de la Chouette Effraie
Harry reprit connaissance un peu plus tard, allongé dans
l’herbe. Il aperçut, tout d’abord, le ciel étoilé. La chouette effraie
et...Fumseck étaient posés à côté de lui. Harry, reprenant ses esprits, s’assis
dans l’herbe, tandis que Fumseck, laissant échapper une sorte de plainte vint
se percher sur ses jambes. Il aperçut alors celui qui lui avait sauvé la vie et
se demanda, un instant, s’il ne rêvait pas. C’était impossible. Et pourtant...!
Grand, mince, les cheveux noirs en bataille,... !
La chouette effraie hulula, faisant sursauter Harry et,
par la même occasion, Fumseck.
James Potter, sa baguette à la main se retourna vers la
chouette et esquissa un sourire en s’apercevant que Harry avait reprit
connaissance et restait muet de stupeur.
“- Ne dis rien, Harry ! Tu devrais te reposer !
lança-t-il en s’accroupissant à côté de Harry, tandis que la chouette effraie
venait se poser sur son épaule.
- Non, non !
C’est bon ! assura Harry, encore incrédule, en essayant de se lever. Mais... ?
Comment... ?
- Ca serai trop
long à t’expliquer, maintenant ! l’interrompit son père. Tu es tenace en tout
cas ! ajouta-t-il avec un sourire en l’aidant à se relever.
- Où est
Voldemort ? demanda soudain Harry.
- Je ne sais pas
! Il s’est soudainement volatilisé ! Il a dû transplaner ! Mais je pense qu’il
est toujours dans le coin ! Il faut que tu rejoignes les autres ! Tu y sera
plus en sécurité ! Entre Fumseck et cette chouette, on devrait pouvoir
retrouver tes amis !
- Mais...!
- Ne discute pas,
Harry !”
Ils rejoignirent rapidement la lisière de la forêt.
Harry, encore étonné, se demandait toujours s’il ne rêvait pas et avait encore
du mal à croire ce qu’il voyait !
Une étrange confusion régnait toujours dans le Parc.
Mais, à présent, les Mangemorts semblaient perdre su terrain face aux
professeurs et à une escouade d’Aurors.
Un hululement aigu retentit. Harry reconnaissant
l’effraie, la chercha du regard quand...
“Harry ! Baisse-toi !”
Surpris, Harry obéit cependant sans hésitation, au moment
où un sortilège passa au dessus de sa tête et alla finir sa course dans un
arbre, qui explosa littéralement. Harry, figé et stupéfait, resta là, dans
l’herbe, fixant ce qui restait de l’arbre calciné, encore fumant.
“Harry ! Viens vite ! Ce n’est pas une bonne idée de
rester là !” lui cria son père en le relevant, avant de l’entraîner vers les
profondeurs de la forêt.
Fumseck avait disparu, sûrement repartit auprès de
Dumbledore.
“- Merci pour tout à l’heure ! lança soudain Harry, alors
qu’ils marchaient en silence sous le couvert des arbres. Mais, je croyais qu’on
ne pouvait pas contrer l’Avada Kedavra !
- Il n’y a qu’un
seul et unique sortilège qui puissent le contrer. Malheureusement, il demande beaucoup
de pratique et il ne vaut mieux pas rater son coup car, il demande beaucoup
d’énergie et de concentration et tu ne peut plus lancer de sortilèges
importants avant un bon moment !
- Mais, dans ce
cas, pourquoi... ?”
Harry s’interrompit soudain quand la chouette effraie
plongea entre les arbres en hululant joyeusement.
“- On dirait que tes amis ne sont pas loin, Harry ! Tu
devrais les rejoindre ! Tant que vous resterez ensemble, et ici, vous ne
craindrez rien !
- Mais, je...!
- Ne t’en fais
pas ! Je serai là si tu as un problème ! Allez, rejoins vite tes amis !”
Effectivement, Harry retrouva ses amis, un peu plus loin,
dans une petite clairière.
“- Harry ! cria soudain Hermione, en l’apercevant, en
courant vers lui. Ca va ? On s’inquiétait de ton absence !
- Oui ! Oui ! Ca
va même très bien ! la rassura Harry. Ca fait longtemps que vous êtes là ?
- Environ deux
heures ! répondit Ron, assis sur une souche. Vous croyez que c’est fini ?
- Non ! intervint
Fred. Sinon McGonagall serait venu nous chercher !
- Eh, Harry ! Où
étais-tu passé ? se renseigna Georges. Après que tu sois tombé, Ron, ne te
voyant pas revenir, a commencé à s’inquiéter et nous a fait faire demi-tour,
mais là, pas de Harry !
- Euh ! En fait,
je vous ai cherché mais sans succès ! Je suis retourné à la lisière de la forêt
! En tout cas, ce n’est pas encore finit là-bas ! Mais, maintenant, les profs
ont un renfort du Ministère ! expliqua Harry, sans dire toute la vérité. En
chemin, j’ai croisé une araignée géante !
- Nous, en tout
cas, on n’a encore rien rencontré ! remarqua Dean. Mais comment McGonagall va
faire pour nous retrouver ? La forêt est grande et tout le monde est dispersé !
- On devrait
peut-être envoyer des étincelles ? suggéra Hermione.
- C’est une bonne
idée, si tu veux te faire repérer par les Mangemorts ! remarqua sombrement Ron.
En plus, on est trop loin du château pour qu’un professeur puisse les voir.
- En plus,
Voldemort traîne dans le coin ! lâcha distraitement Harry.
- Quoi ?
s’écrièrent les autres interloqués. Tu-Sais-Qui est ici ?
- Oui ! Je l’ai
rencontré ! Eh, où sont Neville, Lavande et Parvati ?
- On les a perdu
en cours de route ! plaisanta Fred. En fait, je ne sais pas où ils sont !
- Si seulement on
avait un hibou, on pourrait l’envoyer rassembler tout le monde !” remarqua
sombrement Hermione.
A ce moment-là, comme pour répondre à la demande
d’Hermione, Hedwige, et Coq, apparurent alors au dessus de la clairière. La
chouette blanche hulula joyeusement en apercevant son maître et vint se poser
sur son épaule. Coq, silencieux (pour une fois) vint, lui aussi, se poser sur
l’épaule de Ron.
“- Eh ben, pour un hasard, c’est un hasard ! remarqua
Seamus en souriant. Et si on les envoyait rechercher les autres ?
- Oui, on
pourrait les envoyer avec un message ! approuva Hermione. Tout le monde connaît
Coq et Hedwige, au château !
- D’accord ! Mais
on n’a pas de parchemin ! observa sombrement Ron.
- Heureusement,
que j’en ai toujours sur moi ! le rassura Hermione, avec un grand sourire, en
sortant de ses poches, parchemins et plumes.
- Pour une fois,
je regrette pas de t’avoir avec nous ! plaisanta Ron. Bon, qu’est-ce qu’on
écrit ?”
Dix minutes plus tard, Ron et Harry roulèrent les
parchemins et les attachèrent aux pattes des deux rapaces.
“Apporte ça aux autres élèves !” lança Harry à sa
chouette.
A ce moment-là, une forme sombre plongea soudain dans la
carrière, directement sur les deux oiseaux, posés à présent sur la souche.
“- Oh non ! s’écria Harry, reconnaissant le Grand-Duc.
Ron, protège Coq. C’est le hibou de Voldemort !
- Celui qui abat
les hiboux porteurs de courrier ? hurla Ron en plongeant sur Coq qui terrorisé,
se laissa faire sans discuter !
- Oui…, j’l’avais
complètement oublié ! On ne pourra jamais envoyer nos chouettes avec cette
bestiole dans les environs !”
Une forme blanche surgit alors, à la suite du Grand-Duc,
et piqua sur le rapace noir, les serres en avant.
Harry sourit en reconnaissant la chouette effraie qui
venait ainsi à leur aide. L’effraie heurta de plein fouet le Grand-Duc qui
oublia alors ses deux cibles et se retourna, furieux, vers la nouvelle venue
qui battit fortement des ailes pour s’éloigner des serres menaçantes du rapace.
Profitant de cette diversion, Harry lâcha Hedwige qui fila comme une flèche,
imitée par Coq, obéissant à leurs maîtres.
“- Ron ! Tu crois qu’on pourrai stupéfixer le Grand-Duc ?
demanda Harry, en voyant la petite chouette effraie en difficulté, face à
l’immense Grand-Duc.
- On peut
toujours essayer !” proposa-t-il en sortant sa baguette.
Ils s’adressèrent un regard entendu puis...
“Stupéfix !” crièrent-ils, quasiment en même temps.
Les deux faisceaux heurtèrent l’animal, qui ne sembla pas
affecté par le sort.
“- Il doit être protégé ! s’exclama Harry.
- On n’a qu’à
essayer tous ensemble ! conseilla Hermione.
- Ok ! Vous êtes
prêts ?” ajouta-t-il à l’adresse de ses camarades, qui répondirent tous à
l’affirmatif.
“- Je compte jusqu’à trois ! Un...! Deux...! Trois!”
Tous pointèrent leurs baguettes sur le rapace.
“STUPEFIX !” lancèrent-ils en choeur.
Cette fois, le sort eut enfin l’effet voulut et le rapace
noir s’écroula dans l’herbe sous les cris de joie des élèves.
“- Ouais ! On l’a eut ! s’enthousiasma Dean.
- On a abattu la
terreur des hiboux ! ajouta Fred.
- On en fait
quoi, maintenant ? demanda Seamus, en poussant du pied le corps figé de
l’animal.
- Bah, il ne
bougera plus, maintenant qu’il est stupéfixé !”
La chouette effraie hulula joyeusement, comme pour
remercier, et repartit aussi vite qu’elle était venue.
“- Curieuse chouette ! murmura Ron. Je me demande bien à
qui elle appartient !
- Qui peut savoir
? répliqua Fred. En tout cas, elle est arrivée à point nommé !
- Qu’est-ce qu’on
fait, maintenant ? demanda Seamus.
- Je sais pas !
répondit Dean. On dirait qu’il va pleuvoir ! ajouta-t-il, jetant un coup d’œil
vers le ciel où, en effet, s’amoncelaient de gros nuages menaçant, faisant
disparaître les étoiles.
- Parle pas de malheur ! soupira Fred. on serait bons pour une
bonne douche gratuite ! J’espère qu’on ne devra pas attendre trop longtemps !”
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